Mme Sylvie BENZEKRI ELBAZIS soutiendra sa thèse de doctorat Claude Boyer dramaturge : une traversée du XVIIe siècle (1618-1698)
mardi 9 décembre 2008
14h30
Salle des actes en Sorbonne , centre administratif de Paris 4
1 rue Victor Cousin 75005 Paris
En présence du jury :
Mme le Professeur H. BABY (Nice)
M. le Professeur G. CONESA (Reims)
M. le Professeur C. DELMAS (Toulouse 2)
M. le Professeur G. FORESTIER (Paris 4), directeur de la thèse
La traversée de Claude Boyer dans le siècle fait de ce dramaturge, dont l’œuvre compte vingt-sept pièces, un témoin de toutes les pratiques théâtrales de l’époque, hormis la comédie. Il connut un réel succès en son temps mais, décrié au XVIIIe siècle, il fut longtemps considéré comme un suiveur de second ordre, un auteur sans éclat, avant d’être totalement oublié. Or Boyer est un écrivain talentueux dont la dramaturgie s’enrichit d’une pièce à l’autre. Auteur galant qui fait tendre son écriture vers le naturel, il fait varier ses sujets et parvient ainsi à une pratique très singulière de genres à la dramaturgie pré-établie. Soucieux de plaire au public de son époque, il combine différents procédés génériques aux thématiques de l’identité et de la jalousie. Néanmoins, il est à la recherche de sa propre esthétique. Boyer fonde toute sa démarche d’écriture sur l’idée qu’il se fait du théâtre. En auteur « moderne », il renouvelle les pratiques en unifiant son œuvre autour de l’utilité morale du théâtre.
Michel Gribenski - Le chant de la prose dans l’opéra (France, Italie, Allemagne) 1659-1902
Éléments de poésie, d’esthétique et d’histoire du goût
Sous la direction de Jean-Louis Backès
Jury
Gilbert Amy, compositeur
Bernard Banoun, université de Tours
Jean-Yves Masson, Paris-Sorbonne
Elisabeth Rallo-Ditche, université de Provence
Herbert Schneider, université de Sarrebruck
Du 18 novembre 2008 10h00 au 8 décembre 2008 10h00
Université Paris-Sorbonne, ED3, CRHT
Samedi 29 novembre, 14h30, salle Ingres à l’Institut national d’histoire de l’art
(INHA - Galerie Colbert, 4-6 rue des Petits Champs, 75002 Paris, M° Pyramides, Palais Royal).
Raphaèle FLEURY - Influences du spectacle populaire sur le théâtre de Paul Claudel (1868-1955)
Sous la direction de Denis Guénoun, Paris-Sorbonne
Jury
Didier Alexandre, Paris-Sorbonne
Michel Autrand, Paris-Sorbonne
Lucile Bodson, Institut international de la marionnette
Bernadette Bost, université Lyon II
Hélène Laplace-Claverie, université d’Avignon
Du 18 novembre 2008 11h00 au 28 novembre 2008 11h00
Samedi 22 novembre à 14h
Université de Poitiers, Sciences humaines et Arts, Salle des Actes, Hôtel Fumé, 8, rue René-Descartes.
Directeur de recherche : Jean Gribenski. Jury
Yves Defrance, Florence Gétreau, Raphaëlle Legrand et Herbert Schneider.
Circulation musicale, patrimoines et traditions : Vivre le passé, créer le présent (habilitation à diriger des recherches)
Partant de son expérience de chercheur et de sa pratique de musicien, Jean-Christophe Maillard présente un corpus de 44 travaux sélectionnés depuis des publications remontant à 1981 : catalogues scientifiques, éditions critiques, plaquettes et articles. La musicologie, l’organologie et l’ethnomusicologie sont invoquées pour suggérer une vision où les différents niveaux d’observation du phénomène musical (historique, social, culturel notamment) mettent en évidence une logique d’échanges et d’interférences constants.
Après avoir défini les limites des domaines observés, l’auteur examine les rôles à attribuer à l’histoire, l’ethnologie, l’anthropologie dans une étude où interviendront les notions d’identité, de culture, de patrimoine et de tradition. Suit alors l’examen des différentes méthodes de recherches adoptées : celles propres à la musicologie, appliquée essentiellement à la musique française des XVIIe et XVIIIe siècles, celles de l’organologie, qu’elle s’applique aux musiques dites anciennes ou aux traditions vivantes, et enfin celles de l’ethnomusicologie, plus particulièrement pour l’étude du domaine français et de la Bretagne.
Les terrains et domaines de recherche sont alors passés en revue : malgré une disparité apparente dans les sujets abordés, on s’aperçoit que les constantes évoquées au départ ne cessent de trouver des éclairages nouveaux, mettant en valeur les divers aspects de la problématique initiale. Ainsi, le répertoire français baroque - et plus particulièrement ici celui des instruments « pastoraux » tels vielle et musette, ou encore celui que l’on crée dans la province, hors de Paris et de la Cour -, la pratique des cornemuses en Europe occidentale, et les musiques de tradition orales en France de 1900 à aujourd’hui connaissent une logique similaire, même si elle s’applique dans ces différents cas de manières variables.
Patrimoine et tradition interviennent enfin dans une optique de complémentarité. En une époque où la connaissance et la communication parviennent à un stade extrême, on pourra estimer que le patrimoine, bien hérité du passé, est appelé à être exploité par le contemporain comme un objet d’actualité, puisque le passé est saisi dans le présent et répond donc à ses intérêts (J. Le Goff). La tradition, mémoire vivante, est de son côté appelée à être constamment revisitée, car elle fonctionne sur un principe d’accumulations, de tris impliquant des oublis, des choix, ou des réutilisations. Ces différentes données contribuent à définir les profils musicaux des époques, des pays, des peuples, des communautés, dans une continuelle dynamique de laquelle n’est pas exclue la présence des grands cycles récurrents des confluences, des avènements et des éclatements. Association pour un Centre de recherche sur les arts du spectacle aux XVIIe et XVIIIe siècles www.spectacles17e18e.org/
Du 14 novembre 2008 10h00 au 31 décembre 2008 10h00
Kirsten POSTERT - Tragédie historique ou histoire en tragédie ? Les sujets d’histoire moderne dans la tragédie française (1550-1715)
Jeudi 18 décembre 2008
15h30
Salle des Actes en Sorbonne, centre administratif de Paris-Sorbonne.
1 rue Victor Cousin 75005 Paris
En présence du jury :
M. FORESTIER (Paris-Sorbonne)
M. GEYER (Bonn)
M. MONCOND’HUY (Poitiers) M. ROTHE (HEIDELBERG)
Résumé
Dès son apparition en 1550, la tragédie française trouve la plupart de ses sujets dans l’histoire. Si les auteurs dramatiques, suivant le goût du temps, semblent favoriser l’histoire antique ou mythologique, les sujets d’histoire moderne ou contemporaine n’en sont pas moins très présents dans la production théâtrale des années 1550-1715. Le présent ouvrage explicite les liens entre histoire et tragédie : il ne confronte pas seulement œuvres dramatiques et histoire véritable, il met aussi en lumière les rapports entre historiographie et écriture dramatique aux XVIe et XVIIe siècles.
Abstract
Historical Tragedy or Tragic History ? Modern Historical Subjects in French Tragedy (1550-1715)
From its apparition in 1550, French tragedy tends to draw most of its subjects from history. Though most dramatic authors, according to the taste of the times, tend to favour classical or mythological plots, subjects drawn from modern or contemporary history are nevertheless very present in the works produced between 1550 and 1715. The present work seeks to explain the links between history and tragedy. It compares not only the dramatic works with real historical events but also seeks to illuminate the relationship between historiography and dramatic writing in the 16th and 17th centuries.
Ces séminaires, proposés aux étudiants de Master 2, sont ouverts aux doctorants.
Pensées du théâtre. Concepts fondamentaux de l’analyse du théâtre, I
On fera le point sur des recherches, anciennes et récentes, en matière de théorie du théâtre, en se demandant comment elles permettent d’approcher les notions fondamentales de drame, de scène et de jeu. À travers ces mises en perspective, c’est la nature même de l’événement théâtral qui fera l’objet d’une tentative de réinterprétation.
Didier Guénoun
Vendredi 18h-20h, Maison de la Recherche, salle D 040
Littérature et art au XVIIIe siècle
L’art et le théâtre seront appréhendés dans leur dimension formelle idéologique et politique, à partir de quelques « événements », Salons de peinture, représentations théâtrales qui ont fait événement dans la société, « querelles » diverses autour de l’opéra. Le théâtre de Voltaire, des tragédies et des drames seront étudiés aussi dans cette perspective.
Programme : œuvres de Voltaire, Palissot, De Belloy, Beaumarchais, Diderot, Rousseau.
Pierre Frantz
Jeudi, 17h-19h, Sorbonne, salle G 366
Molière, Le Tartuffe, Don Juan
Deux comédies de Molière dont l’interprétation est complexe et hasardeuse. Deux cas d’école représentatifs des spécificités de l’approche des textes littéraires de la première modernité.
On reprendra l’enquête en s’efforçant de replacer les œuvres en contexte et de confronter les sources documentaires. Les nouveaux moyens d’investigation que fournissent les ressources disponibles sur Internet fourniront une aide essentielle.
M. Claude Bourqui
Mardi, 13h-15h, Maison de la Recherche, salle D 116
Voir aussi
Didier Alexandre propose aux étudiants de master un séminaire sur le théâtre de Claudel intitulé
Genèse d’une dramaturgie
De la Jeune fille Violaine à L’Annonce faite à Marie
Journées d’études organisées par Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval
et Dominique Quéro, Paris, Maison de la Recherche de l’Université Paris-Sorbonne
et Pavillon de l’ermitage, Bagnolet
3 et 4 juin 2009
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