Littérature, théâtre, poétique XVIIe siècle (Georges Forestier)


Du 10 octobre 2007 2h00 au 30 juin 2008 2h00

Création théâtrale, création textuelle : éditer le théâtre de Molière aujourd’hui 

Cet enseignement peut être suivi indépendamment ou en complément du séminaire de M. Bourqui. 

A l’occasion de la préparation d’une nouvelle édition des Œuvres de Molière pour la Bibliothèque de la Pléiade, associée à un site Internet (projet MOLIERE 21 subventionné par l’Agence nationale de la recherche), un examen  des problèmes concrets posés par les choix textuels et leurs implications.

Mercredi, 18h-20h, Maison de la Recherche, salle D 116

Molière à l’ère d’Internet (M. Claude Bourqui)


Du 10 octobre 2007 2h00 au 30 juin 2008 2h00

La croissance très rapide des ressources disponibles sur Internet est en train de modifier profondément les conditions de la recherche sur les textes des XVIe et XVIIe siècles. Après une initiation à l’usage de ces nouveaux outils, on s’attachera à les mettre à profit pour l’élucidation de passages difficiles des comédies de Molière. L’horizon sera tout autant celui de la recherche approfondie (à l’occasion de la préparation d’une nouvelle édition des Œuvres de Molière pour la Bibliothèque de la Pléiade) que celui de la compréhension élémentaire d’une oeuvre sujette à de nombreux contresens.

Cet enseignement peut être suivi indépendamment ou en complément du séminaire (Mde M. Forestier.

Mardi, 13h-15h, Maison de la Recherche, salle D 323

Cyril Desclés, “Le langage dramatique de Bernard-Marie Koltes”


Thèse de doctorat soutenue le 22 octobre 2007 en présence du jury constitué par :
Mme BOST (GRENOBLE 3)
M. DANAN (PARIS 3)
M. GUÉNOUN (PARIS 4), directeur de la thèse
M. MOLINIÉ (PARIS 4)
M. REGNAULT (PARIS 8)

Résumé :

Le langage dramatique de Koltès repose sur une tension entre littérarité et dramaticité. Cette étude interroge l’acte même d’écrire pour le théâtre à travers l’hypothèse d’une dramatisation par le langage où l’action n’est produite qu’au revers du discours. Chez Koltès, l’écriture de la parole destinée à être proférée sur scène reste loin d’être un pur déploiement de « textualité » comme on le pense souvent, mais dispose une puissance de rétention qui fait sans cesse miroiter autre chose que ce qui est dit.

La thèse accorde une attention toute particulière aux opérations poétiques effectuées par Koltès. Si, d’un point de vue génétique, le monologue occupe une place privilégiée dans son processus de création, l’ajout du dialogisme (au sens bakhtinien) le transforme en soliloque, étape préliminaire à une réinvention du dialogue dans les dernières pièces de l’auteur.

C’est dans ce cadre interlocutoire que la pragmatique de l’énonciation permet alors de faire apparaître la dimension stratégique de l’échange verbal : en se voyant attribuer un véritable rôle, la parole n’est plus conçue comme une simple surface, mais s’avère travaillée en profondeur, assurant au dialogue un dynamisme qui réside dans le jeu implicite des forces.

Agrégation 2007-2008 : glossaire du Théâtre choisi de Rotrou (Antigone, Venceslas, Le Véritable Saint Genest) en ligne



Séminaire : « Sur la faculté de jouer »


Du 19 octobre 2006 au 31 décembre 2007

Au centre Pompidou, dans le cadre du nouvel Institut de Recherche et d’innovation (IRI) créé et dirigé par Bernard Stiegler, Denis Guénoun tient un séminaire intitulé « Sur la faculté de jouer ».

Argument :

Le séminaire interrogera la question du jugement – qui est au coeur des préoccupations de l’IRI – en se donnant, dans un premier temps, un objet circonscrit : tenter d’analyser la différence entre le jugement de goût, qui est supposé qualifier depuis les modernes la position de spectateur, et les jugements qui se forment chez des praticiens de la scène pendant le jeu.

Dans ce but, on se propose de réfléchir sur des textes ou sur des pratiques qui ont voulu développer l’idée d’un théâtre fait pour ceux qui le jouent : théâtre imaginé non pas pour le bénéfice ou le plaisir des spectateurs appelés à le voir, mais dont la raison d’être principale se cherche dans l’effet à produire chez les acteurs qui (se) le présentent. On pense en particulier au théâtre pédagogique des Jésuites, dont la représentation n’était pas exclue mais qui se donnait comme finalité principale de contribuer à la formation (morale, théologique, humaine) des acteurs – amateurs, au sens moderne du mot ; aux fictions diderotiennes d’un théâtre sans spectateurs ; au théâtre didactique de Brecht, parfois interdit à la représentation publique, et ne valant que comme exercice pour les comédiens ; aux exercices de Grotowski et de ses continuateurs.

Dans un deuxième temps, le séminaire tentera d’utiliser les acquis de cette analyse pour aborder plus largement les questions liées au jugement : concepts, appareils, programmation, pratiques critiques – dans le but de contribuer de façon plus directe à la préparation du colloque sur le jugement prévu pour décembre 2007.

Ce séminaire a débuté le 19 octobre 2006, au Centre Pompidou.

Il accueille des invités (pour les premières séances: Jean-Marie Valentin, Georges Forestier, Georges Banu, Hervé Loichemol, l’Atelier Emmanuel Ostrovski).

Conformément aux principes choisis par l’IRI, les séances ne sont pas publiques : on peut obtenir des invitations en écrivant à facdejouer@gmail.com.


La coordination du programme est assurée par Julien Abriel, étudiant à Paris-Sorbonne et chercheur résident de l’IRI.

Pour les soutenances récentes, merci de consulter les archives


Du 15 septembre 2007 au 30 juin 2008

www.crht.org/archives/archives-soutenances

Actualisé en avril 2008. © Paris IV-Sorbonne