Du 9 octobre 2006 au 1 septembre 2007
Pour les informations pédagogiques ainsi que le détail des formations en Master 1 et Master 2 recherche, auxquels ces séminaires appartiennent, consulter la page web de l’UFR de littératures françaises et comparée du site internet de l’université Paris IV-Sorbonne.
Dramaturgie des théâtres classique et moderne : M. Forestier et M. Guénoun.
Mercredi, 14h-16h, en Sorbonne, amphithéâtre Michelet.
Littérature, théâtre, poétique XVIIe siècle. Création théâtrale, création textuelle : éditer le théâtre de Molière aujourd’hui : M. Forestier.
Un examen des problèmes concrets posés par les choix textuels et leurs implications.
Mercredi, 18h-20h, Maison de la Recherche, salle D 223.
Création théâtrale, création textuelle. Molière en perspectives : M. Bourqui.
Une approche globale de l’œuvre de Molière sur le plan de la dramaturgie, du jeu scénique, de la création verbale, de l’entreprise théâtrale, de l’esthétique et de l’idéologie.
Mercredi, 16h-18h, en Sorbonne, salle G 347.
Ces deux séminaires se tiennent à l’occasion de la préparation d’une nouvelle édition des Œuvres de Molière pour la Bibliothèque de la Pléiade, associée à un site Internet (projet MOLIERE 21 subventionné par l’Agence Nationale de la Recherche).
Littérature et art au XVIIIe siècle : M. Frantz.
On étudiera ces relations à travers le cas particulier des relations de la peinture au théâtre. La littérature critique de Diderot révèle l’empreinte du théâtre sur la peinture et l’image et sa réflexion sur le théâtre fait apparaître à l’inverse la soumission de la scène à l’image. Des textes très différents les uns des autres seront abordés : salons de peinture, théorie dramatique, pièces de théâtre diverses, oeuvres de peintres.
Textes de référence : Diderot, Œuvres tome IV, collection « Bouquins », Œuvres de Beaumarchais, Marivaux, Voltaire, Mercier, etc.
Premier semestre. Lundi, 15h-17h, en Sorbonne, salle G 366.
Drame et tragédie politiques au XVIIIe siècle : M. Frantz.
La question qui sera abordée dans ce cours sera double. D’une part, il s’agira de faire apparaître la réflexion politique qui s’élabore dans le genre tragique du XVIIIe siècle : il convient en effet de dépasser la vue cavalière qui évacue « politique de tragédie », qui ne serait qu’un motif littéraire parmi d’autres. D’autre part, on liera cette réflexion à la forme tragique au genre lui-même sous différents aspects.
Textes de référence : Œuvres diverses de Voltaire (certaines sont accessibles en GF), Piron, Chénier, Mercier, Diderot.
Second semestre. Lundi, 15h-17h, en Sorbonne, salle G 366.
Dramaturgies européennes. Le drame historique à l’époque romantique : M. Franco.
L’objet de ce séminaire consiste à envisager, à travers une lecture contextualisée de pièces, le double sens que prend l’histoire dans la dramaturgie romantique : elle résulte d’une part de la recherche d’une nouvelle forme tragique après l’impasse du fatum antique ; elle implique d’autre part une relation entre l’œuvre et son contexte politique.
Second semestre. Jeudi, 13h-15h, en Sorbonne, salle F 365.
Le réel et son double : M. Lecercle.
Le séminaire s’interrogera sur les façons dont les dramaturges, dans la tradition occidentale, ont mis en scène l’irréel.
Premier semestre. Mercredi, 16h-18h, en Sorbonne, salle F 368.
«Théâtre européen » : le psychisme en scène : M. Lecercle.
Le séminaire s’interrogera sur les moyens déployés par les dramaturges pour mettre en scène les réalités psychiques au XIXe et au XXe siècles.
Second semestre. Mercredi, 16h-18h, en Sorbonne, salle F 368.
Pensées du théâtre : «Idée du drame et de la scène » : M. Guénoun.
Certains philosophes ont tenté de formuler une idée qui rende compte de l’existence d’un art particulier, de le caractériser comme manifestation d’une essence idéale. On tentera d’analyser dans la tradition philosophique ou littéraire, des tentatives de dégager ainsi un modèle théorique de la réalité du théâtre, de le distinguer des arts voisins, de le situer dans les diverses modalités de la pratique humaine, de comprendre ses éléments constitutifs et leur fonction. Le choix de ce séminaire suppose un réel intérêt pour les questions théoriques ou philosophiques.
Premier semestre. Vendredi, 18h-20h, Maison de la Recherche, salle D 323.
Théâtre et philosophie : « L’action et son sujet » : M. Guénoun.
La question de l’action au théâtre sera examinée ici sous son double aspect : dramatique et scénique. On abordera le problème tel qu’il se pose dans l’intrigue, dans la fable qu’expose l’oeuvre dramatique, ainsi que dans les comportements, l’agir concret sur la scène. On cherchera, de part et d’autre, à interroger le sujet supposé de cette action : personnage comme agent de l’action dramatique, ou comédien comme personne active dans le jeu. La question du théâtre, de ses ressources et de son devenir, sera examinée dans l’écart qui sépare ces deux régimes d’actions et d’acteurs. Le choix de ce séminaire suppose un goût pour l’approche philosophique.
Second semestre. Vendredi, 18h-20h, Maison de la Recherche, salle D 040.
Du 19 octobre 2006 au 31 décembre 2007
Au centre Pompidou, dans le cadre du nouvel Institut de Recherche et d’innovation (IRI) créé et dirigé par Bernard Stiegler, Denis Guénoun tient un séminaire intitulé « Sur la faculté de jouer ».
Argument :
Le séminaire interrogera la question du jugement – qui est au coeur des préoccupations de l’IRI – en se donnant, dans un premier temps, un objet circonscrit : tenter d’analyser la différence entre le jugement de goût, qui est supposé qualifier depuis les modernes la position de spectateur, et les jugements qui se forment chez des praticiens de la scène pendant le jeu.
Dans ce but, on se propose de réfléchir sur des textes ou sur des pratiques qui ont voulu développer l’idée d’un théâtre fait pour ceux qui le jouent : théâtre imaginé non pas pour le bénéfice ou le plaisir des spectateurs appelés à le voir, mais dont la raison d’être principale se cherche dans l’effet à produire chez les acteurs qui (se) le présentent. On pense en particulier au théâtre pédagogique des Jésuites, dont la représentation n’était pas exclue mais qui se donnait comme finalité principale de contribuer à la formation (morale, théologique, humaine) des acteurs – amateurs, au sens moderne du mot ; aux fictions diderotiennes d’un théâtre sans spectateurs ; au théâtre didactique de Brecht, parfois interdit à la représentation publique, et ne valant que comme exercice pour les comédiens ; aux exercices de Grotowski et de ses continuateurs.
Dans un deuxième temps, le séminaire tentera d’utiliser les acquis de cette analyse pour aborder plus largement les questions liées au jugement : concepts, appareils, programmation, pratiques critiques – dans le but de contribuer de façon plus directe à la préparation du colloque sur le jugement prévu pour décembre 2007.
Ce séminaire a débuté le 19 octobre 2006, au Centre Pompidou.
Il accueille des invités (pour les premières séances: Jean-Marie Valentin, Georges Forestier, Georges Banu, Hervé Loichemol, l’Atelier Emmanuel Ostrovski).
Conformément aux principes choisis par l’IRI, les séances ne sont pas publiques : on peut obtenir des invitations en écrivant à facdejouer@gmail.com.
La coordination du programme est assurée par Julien Abriel, étudiant à Paris-Sorbonne et chercheur résident de l’IRI.
Du 12 septembre 2006 au 26 juin 2007
Organisé par l’École Doctorale de Littératures française et comparée de l’Université Paris-Sorbonne
et l’Institut de Recherche et d’Innovation du Centre Georges Pompidou
avec le soutien du groupe Fabula.
Direction du programme : Denis Guénoun (Paris-Sorbonne).
Coordination : Johann Holland (Compiègne, CNRS).
2006-2007 : « Expériences théoriques »
Le Groupe de Recherches Théoriques se propose de mettre en relation des chercheurs de disciplines et de provenances diverses, dans le but de parvenir à une écoute réciproque attentive et, si possible, au tracé de croisements utiles.
Le programme de cette année d’ouverture (2006-2007 : «Expériences théoriques»), se donne deux objectifs. En premier lieu, des chercheurs sont invités à présenter, en dehors de leur communauté de travail coutumière, l’expérience actuelle de leur recherche : non pas un exposé de résultats acquis, mais une introduction à un mouvement en cours, quand celui-ci approche un de ses points de plus grande incertitude ou instabilité. On voudrait tenter d’entrevoir, dans chaque cas, la ligne frontière, le pas – du clair à l’obscur, du connu à l’énigme. Mais par là même, et en second lieu, il s’agirait pour chacun d’interroger ce qu’il en est des fonctions et utilités du théorique comme tel : en quoi et comment « la théorie » (dispositifs et appareils critiques, construction de modèles formels) ouvre des voies ou fait obstacle à la poursuite d’un chemin d’expérience (expérience de recherche, de travail, voire de vie individuelle ou partagée).
Les « Expériences théoriques » pourraient essayer ainsi de poser un jalon pour une redéfinition de l’enjeu de la pensée formelle, et de sa nécessité (ou pas) dans la formulation des questions que nous adresse le monde qui se reconfigure devant nous, et en nous.
Le Groupe propose pour cette première année deux sortes de séances :
une série de conférences publiques, alternant avec des réunions de travail sur inscriptions.
Les séances ont lieu en Sorbonne, à 19h, les deuxième et quatrième mardis de chaque mois, à l’exception des périodes de vacances scolaires ou universitaires. Les lieux sont indiqués ci-dessous.
Programme des conférences publiques :
26 septembre : Denis Guénoun (Paris-Sorbonne), Dramaturgie du football et question nationale
Marcello Vitali Rosati (Pise) : Réflexions pour une resémantisation du concept de virtuel
28 novembre : Bernard Stiegler (Centre Georges Pompidou), Critique et théorie
9 janvier : Sarah Kay (Princeton), Poésie, vérité et le sujet supposé savoir
13 février : Thomas Dommange (Montréal), Pourquoi une théorie de l’espace musical?
13 mars : Jean-Baptiste Brenet (Paris X-Nanterre), L’averroïsme difficile: intellect, morale et politique
24 avril : Michel Deguy (Paris VII et revue Po&sie), Une poétique est-elle une théorie?
22 mai : Judith Butler (Berkeley), Geste, performativité, critique
Les conférences ont lieu à 19h, en Sorbonne, à l’amphithéâtre Milne-Edwards, 17 rue de la Sorbonne, escalier B, 3ème étage. L’entrée est libre.
Calendrier des réunions de travail :
12 septembre, 10 octobre, 14 novembre, 12 décembre, 23 janvier, 27 mars, 12 juin, 26 juin.
Les réunions ont lieu à 19h, en Sorbonne (sur inscriptions, à demander à l’adresse suivante : information.grt@gmail.com
Site du GRT : legrt.un
Du 26 avril 2007 au 27 avril 2007
Colloque international
du Centre de Recherche sur l’Histoire du Théâtre de l’Université Paris IV
Organisé par Pierre Frantz (Université Paris IV) et Thomas Wynn (Université d’Exeter)
Avec la participation de l’École doctorale 3 de l’Université Paris IV
du Centre d’Étude de la Langue et de la Littérature Françaises des 17e et 18e siècles (Université Paris IV-C.N.R.S)
du Centre de Recherches en Littérature Comparée de l’Université Paris IV
et de l’Université d’Exeter.
Comité d’organisation :
Renaud Bret-Vitoz, Pierre Frantz, Sophie Marchand, Laurence Marie, Thomas Wynn.
Jeudi 26 avril 2007
(INHA, 2 rue Vivienne, 75002 Paris,
matin : salle Ingres, après-midi : salle Vasari)
DU CÔTÉ DES COULISSES
Matin : Les coulisses du spectacle
Président de séance : John Dunkley
Première session
9 h : Ouverture du colloque par Pierre Frantz
9 h 30 : Malcolm Cook (Université d’Exeter) : « Souffleurs, perruquiers, costumiers, comédiens ambulants : fiction ou mémoires ? ».
9 h 55 : Laurence Marie (Université de Nice) : « Dans les coulisses de l’image théâtrale : l’acteur peintre, entre sensibilité et distance »
10 h 20 : Michèle Sajous d’Oria (Université de Bari) : « Un projet révolutionnaire : la scène sans coulisses ».
10 h 45 : discussion
11 h 05 : pause
Deuxième session
11 h 25 : Jean-Philippe Van Aelbrouck (Université Libre de Bruxelles) : « Les acteurs du théâtre de la Monnaie : caricatures et pamphlets ».
11 h 50 : Martine de Rougemont (Université Paris 3) : « L’Œil en coulisses ».
12 h 15 : discussion
Après-midi : Dramaturgies des coulisses
Présidente de séance : Mara Fazio
Troisième session
14 h 30 : Maria Grazia Porcelli (Université de Bari) : « Les coulisses comme ressources dramaturgiques. Exemples de comédies du XVIIIe siècle ».
14 h 55 : Isabelle Martin (Université d’Haïfa ) : « À l’abri des coulisses : usages détournés d’un espace incertain ».
15 h 20 : Renaud Bret-Vitoz (Université Toulouse II – Le Mirail) : « Le plaisir dans l’interruption : un échange paradoxal entre liaison de scène et coulisse ».
15 h 45 : discussion
16 h 10 : pause
Quatrième session
16 h 30 : Claire Chapuis-Journiac (Université Paris IV) : « Louis- Sébastien Mercier et La Destruction de la Ligue, ou la mise à l’épreuve de la coulisse ».
16 h 55 : Bernard Franco (Université Paris IV) : « Le dénouement d’Hamlet ».
17 h 20 : Martin Wåhlberg (Université de Trondheim) : « Les coulisses de la musique ».
17 h 45 : discussion
Vendredi 27 avril 2007
(Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, 75006 Paris,
Salle des Conférences)
DU CÔTÉ DE LA SALLE
Matin : L’espace théâtral en questions
Président de séance : Malcolm Cook
Cinquième session
9 h : John Dunkley (Université d’Aberdeen) : « Les didascalies de Destouches ».
9 h 25 : Yann Robert (Princeton University) : « De l’absorption et de l’identification chez Diderot : illusion et participation du spectateur au XVIIIe siècle ».
9 h 50 : Tom Wynn (Université d’Exeter) : « Le théâtre à lire : François II de Hénault ».
10 h 15 : discussion
10 h 40 : pause
Sixième session
11 h : Alexeï Evstratov (Université Paris IV- Moscou) : « La mise en scène de la cour : la tragédie à l’aube du règne de Catherine II ».
11h 25 : Sophie Marchand (Fondation Thiers-CNRS) : « L’espace de l’événement, ou le théâtre des anecdotes dramatiques ».
11 h 50 : discussion
Après-midi : Les échanges entre scène et salle
Présidente de séance : Michèle Sajous d’Oria
Septième session
14 h 30 : Derek Connon (University of Wales, Swansea) : « Scène et salle dans le théâtre forain ».
14 h 55 : Ioana Galleron (Université de Bretagne sud, Lorient) : « Les recettes du succès théâtral chez Louis de Boissy».
15 h 20 : Dominique Quéro (Université Paris IV) : « Scène et salle dans les théâtres de société de la première moitié du XVIIIe siècle ».
15 h 55 : discussion
16 h 20 : pause
Huitième session
16 h 40 : Jeffrey Ravel (MIT) : « “La liberté” aux salles de théâtre à Londres et à Paris ».
17 h 05 : Russell Goulbourne (Université de Leeds) : « Espace scénique, espace politique : La Princesse de Navarre de Voltaire ».
17 h 30 : Discussion
Les sages publics de théâtre d’aujourd’hui nous font parfois oublier que l’illusion théâtrale, visée par tous ceux qui faisaient au XVIIIe siècle le théâtre et si fermement dénoncée par Brecht et ses disciples, n’a jamais été, comme l’affirme Stendhal, qu’un phénomène intermittent et fragile. Que l’effet d’illusion était visé par les règles, bienséances, vraisemblance, unités, que ces règles imposaient logiquement un « règlement » (si l’on peut dire) des relations entre la scène et la coulisse et que ce règlement, inscrit dans les realia du théâtre s’est transformé lentement mais profondément au cours de la même période. Que l’illusion, rationnellement garantie à un spectateur-sujet raisonnable était affaire d’expérience vécue et que de la raison à l’expérience il y avait un pas… Qu’au XVIIIe siècle, il existait un courant continu d’échanges, souvent désordonnés, entre la salle et la scène et que les relations entre la salle et la scène, loin d’être installées dans une évidence tranquille, se construisaient selon un protocole complexe et toujours subverti. Que cet ensemble de rapports n’a cessé d’évoluer entre le XVIIe siècle et le XVIIIe siècle.
L’étude précise de ces phénomènes doit être double : elle doit reposer sur l’histoire du théâtre (architecture, décors, jeu des comédiens) mais aussi sur l’analyse fine des textes dramatiques dont la forme inscrit le protocole de la représentation et son évolution. Des comparaisons avec des phénomènes analogues ou différents en Angleterre doivent être menées. Nous nous proposons d’étudier l’ensemble de ces relations et leurs transformations au cours du XVIIIe siècle , dans un colloque, qui fait suite (et sera publié à sa suite) à celui qui avait été organisé, en janvier 2006, à la Sorbonne, et qui concernait la période antérieure, celle du XVIIe siècle.
Informations et secrétariat du colloque : marchand.soph@wanadoo.fr
Actualisé en avril 2008. © Paris IV-Sorbonne